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futur monument de la liberté et de l'unité de Berlin
futur monument de la liberté et de l'unité de Berlin © Milla & Partner

Berlin, capitale des sculptures

Art et culture dans l'espace urbain

Berlin a plus de ponts que Venise et plus de sculptures que n'importe quelle autre ville allemande. Rien que l'animal héraldique, l'ours berlinois, est représenté plus de 600 fois dans des œuvres d'art historiques et contemporaines, comme sculpture isolée, sur des ponts ou des fontaines, en tant que bas-relief ou peinture murale. Finalement, c'est tout Berlin qui est une immense galerie d'art à ciel ouvert. Suivez-nous dans une balade à travers l'histoire de l'art de la ville. Sculpteurs, architectes, plasticiens et artistes contemporains ont ici largement contribué au façonnage de l'espace urbain.

Est contre Ouest : le quartier Saint-Nicolas et le Boulevard des sculptures

L'art dans les Kiez : les Cadillacs en béton de Wolf Vostell
L'art dans les Kiez : les Cadillacs en béton de Wolf Vostell © visitBerlin, Foto: Angela Kröll

Juste à côté de l'église Saint-Nicolas (Nikolaikirche), un ours trône à six mètres au-dessus du bassin octogonal d'une fontaine. Érigée à l'occasion du 750e anniversaire de Berlin, en 1987, la fontaine de la Fondation fait partie de la reconstruction du quartier Saint-Nicolas, presque entièrement détruit pendant la Seconde guerre mondiale. Face à ce projet historique ambitieux de prestige développé par l'Est, l'Ouest a mis en œuvre un Boulevard des sculptures le long du Kurfüstendamm, ce qui a déclenché un véritable combat culturel.

Haus des Lehrers am Alexanderplatz
Detailaufnahme Mosaik 'Unser Leben' am Haus des Lehrers © Landesdenkmalamt Berlin, Foto: Wolfgang Bittner

L'artiste Wolf Vostell aurait même reçu des menaces de mort pour ses deux Cadillacs coulées dans le béton installées sur la place Rathenau. Comme de nombreuses autres sculptures du boulevard, cette œuvre controversée fait aujourd'hui partie du paysage de la ville, au même titre que les mosaïques murales du temps de la RDA ou les monuments à la gloire de l'empire et les statues de marbre.

Conserver les trésors du passé et créer de l'espace pour la nouveauté

L'installation d'art dans l'espace urbain de Berlin a toujours été un numéro d'équilibriste. D'une part, il faut conserver les trésors historiques, mais en même temps, il faut créer de l'espace pour les nouvelles idées des générations suivantes. C'est ainsi qu'à Berlin, on trouve des façades en stuc du milieu du 19e siècle (Gründerzeit) à côté de murs coupe-feu décorés de street art multicolore. Des sculptures datant de l'empire côtoient des monuments commémoratifs et des mémoriaux rappelant les heures les plus sombres vécues par la ville. Près de monuments architectoniques de la culture industrielle, on trouve des œuvres d'art contemporaines de nombreux artistes connus tels que Richard Serra ou Keith Haring. La « Figure couchée » devant l'Académie des Arts et l' « Archer » devant la Nouvelle Galerie Nationale sont des œuvres de Henry Moore. Et dans le foyer de l'Ambassade suisse, la feuille au vent de Pipilotti Rist descend du plafond en planant toutes les douze minutes..

Streetart in Berlin: Mural The Yellow Man by Os Gemeos
Streetart in Berlin: Mural The Yellow Man by Os Gemeos © Foto: Rae Allen (CC BY-SA 2.0) by wikimedia commons

À Berlin, l'art est brutal et poétique, moderne et historique, un miroir des idéaux et des valeurs d'une métropole qui n'a pas cessé de se réinventer, comme ville de résidence impériale, comme capitale de la RDA ou vitrine de l'Occident, et bien entendu, dans notre présent, comme capitale réunifiée. 

Magnifique Berlin-Mitte : des empereurs, des combattants et des reines

Berliner Fernsehturm neben Reiterstandbild
Unter den Linden in Berlin © iStock.com/gianlucabartoli

Si vous vous baladez le long de la splendide avenue Unter den Linden et dans le Berlin-Mitte, vous serez accompagné(e) par des statues équestres impressionnantes. À hauteur de l'Ancien Palais devenu la Faculté de Droit, coulé dans le bronze, le Vieux Fritz sur son cheval préféré Condé continue à dominer plein de fierté son royaume prussien, malgré les rides qui le marquent déjà. C'est d'ailleurs Frédéric le Grand qui a aussi fait bâtir le splendide bâtiment appelé Forum Fridericanum qui s'étend de la statue jusqu'au Pont du château (Schlossbrücke) construit par l'architecte Karl Friedrich Schinkel. En vous dirigeant vers le pont, vous rencontrerez un Alexander von Humboldt sculpté dans la pierre et un Heinrich Heine de bronze.

Continuez votre balade sur le pont bordé de divinités et de héros grecs, puis à travers le parc du Lustgarten jusqu'au Altes Museum, au cœur de l'Île aux musées. Avec ce temple de l'art d'inspiration grecque, l'architecte Schinkel a créé une des œuvres les plus remarquables du néoclassicisme allemand. Juste sur l'escalier extérieur, une amazone sur sa monture lutte contre une panthère, tandis qu'à droite, le cheval d'un jeune chasseur de lion se cabre sous la douleur d'un violent coup de patte. Par la colonnade d'entrée et un jardin de sculptures, vous pénétrez dans l'Ancienne Galerie Nationale (Alten Nationalgalerieoù le romantique roi de Prusse Frédéric Guillaume IV parade sur son cheval. Si vous poursuivez votre promenade à travers le centre historique de Berlin, vous rencontrerez une autre statue équestre dans le vieux quartier Saint-Nicolas : le Saint Georges terrassant le dragon d’August Kiss.

Tiergarten et Charlottenburg : depuis Berlin-Mitte « jusqu'aux poupées »

Berliner Siegessäule
Berliner Siegessäule © visitBerlin, Foto: Wolfgang Scholvien

Dans le parc du Tiergarten vous rencontrerez le compositeur Richard Wagner (Tiergartenstraße 18) ainsi que la plus jolie reine de Prusse, Louise de Prusse. Son époux, Frédéric III, se tient de l'autre côté du cours d'eau qui entoure l'île de Luiseninsel, faisant face à la beauté sculptée dans le marbre. Il paraît que Louise elle-même aimait venir se promener ici. Et beaucoup d'autres berlinois aussi, que dès le 18e siècle, Frédéric II envoyait « jusqu'aux poupées ». C'est ainsi que les berlinois parlaient des statues de divinités que le Vieux Fritz avait fait ériger à proximité de la Colonne de la victoire (Siegessäule) après son couronnement. La marche jusqu'à cet endroit depuis le centre de la ville était vraiment longue. Par la suite, on a également donné aux statues commémoratives de marbre des monarques brandebourgeois et prussiens, commandées à partir de 1895 par l'empereur Guillaume II, le surnom de « poupées de l'empereur ». On peut en voir de nombreuses à l'heure actuelle dans la citadelle de Spandau (Zitadelle Spandau). 

Notez que la belle Louise est enterrée dans le mausolée du parc du château de Charlottenbourg. À côté de son sarcophage en marbre se trouve celui de son époux, Frédéric Guillaume III, et dans ce tombeau très néoclassique sorti des mains de l'architecte Heinrich Gentz, se trouvent aussi les fastueuses tombes de l'empereur Guillaume 1er et de l'impératrice Augusta.  À l'occasion d'une promenade à travers le parc, vous pourrez encore admirer de nombreuses autres statues de monarques et de divinités, par exemple l'imposante statue équestre de Frédéric-Guillaume de Brandebourg, dit « le Grand Électeur ». D’ailleurs : si vous ne souhaitez pas vous rendre « jusqu'aux poupées » en allant jusqu'à Charlottenbourg, une copie de cette statue équestre se trouve dans la salle de la coupole du Musée de Bode, sur l'Île aux musées dans Berlin-Mitte.

Das Reiterstandbild in der großen Kuppel des Bodemuseum
Reiterstandbild Friedrich Wilhelm im Bodemuseum © © Dept

Après la Seconde guerre mondiale : des traces de la division et de l'art mural

Les deux monuments à la mémoire des soldats soviétiques de l'Armée rouge tombés au combat sont encore plus colossaux que les statues équestres. Vous en trouverez un dans le Treptower Park qui, par sa vaste étendue, invite à s'y attarder.  L'autre monument se dresse dans la rue du 17 juin, à proximité de la Porte de Brandebourg, et donc, curieusement, du côté ouest de la ville. Ce mystère est résolu quand on sait que les forces armées soviétiques ont fait ériger le monument avant que la ville ne soit divisée en quatre zones d'occupation.

Sowjetisches Ehrenmal Treptow
Sowjetisches Ehrenmal Treptow © Tourismusverein Berlin Treptow-Köpenick e.V. (www.tkt-berlin.de)

Mais l'histoire plus contemporaine de Berlin coupée en deux a aussi laissé des traces. En protestation contre la construction du mur, à l'occasion du Symposium des sculpteurs européens de 1961-1963, de jeunes plasticiens d'Europe, d'Israël et du Japon ont créé une vingtaine d'œuvres qui, entretemps, se sont confondues avec la végétation du parc du Tiergarten. Encore aujourd'hui, des parties du mur sont elles-mêmes des monuments commémoratifs ancrés dans la ville qui marquent son parcours, par exemple sous forme de poteaux d'acier rouillés dans le Mémorial du Mur de Berlin, ou avec des peintures multicolores dans la East Side Gallery

Art de rue au mémorial de la Bernauer Strasse : Incisif par Xi-Design
Art de rue au mémorial de la Bernauer Strasse : Incisif par Xi-Design © visitBerlin, Foto: Josefine Köhn-Haskins

La division de la ville, tout comme sa réunification, sont encore jusqu'à l'heure actuelle le thème de nombreuses œuvres d'art dans l'espace public. Comme exemples, nous pouvons citer le Mémorial de la liberté et de l'unité encore en travaux dans le Nouveau centre de Berlin, l'installation lumineuse « pierre-feuille-ciseaux » sur le pont Oberbaumbrücke ou encore la fresque murale Steakart. Cette fresque photoréaliste montre une entaille dans un steak cru dont le réseau de graisse reproduit les contours de Berlin réunifiée.

Façades et murs témoins du temps

La nouvelle Galerie nationale de nuit
La nouvelle Galerie nationale de nuit © visitBerlin, Foto: Tanja Koch

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Si de nombreux murs et façades ont été détruits pendant la Seconde guerre mondiale, on peut toutefois au hasard d'une promenade à travers Berlin régulièrement tomber sur de beaux restes : stuc abondant de la période du Gründerzeit (palais du Kronprinz), éléments fantaisistes de l'art nouveau allemand, le Jugendstil (Amstel House), sobre élégance du Moderne berlinois (Berliner Moderne) et bien sûr, encore et toujours de l'art contemporain en cours de création, et même parfois jusque sur une palissade de chantier, comme dans le dernier projet de Hans Haak qui, depuis mai 2021, présente le lancement du projet Art sur la palissade pour le Musée du 20e siècle (Museum des 20. Jahrhunderts), avec son slogan écrit en douze langues « Nous (tous) sommes le peuple ». Au cours des prochaines années, différents artistes devront montrer ici l’exemple d’un Berlin ouvert, multiculturel et tolérant.

Du Kulturforum à la Potsdamer Platz : art contemporain dans l'espace public

L'art dans le quartier : Berlin Junction de Richard Serra
L'art dans le quartier : Berlin Junction de Richard Serra © visitBerlin, Foto: Angela Kröll

Si vous partez du Forum culturel en direction de la Potsdamer Platz, sur la façade de la maison de la GIZ (Société de coopération internationale) sur le quai Reichpietschufer, vous verrez scintiller le Mur de miroirs au vent de Olafur Eliasson. En fonction du vent et du temps, les petits miroirs reflètent les nuages, le ciel et les arbres aux alentours, un ajout poétique au paysage urbain. Non loin de là, sur la rue Potsdamer Straße, se dressent les Boxeurs bleu/rouge de l'artiste de pop art Keith Haring et, dans le même bassin artificiel, on trouve l'assemblage en acier « Galileo » du sculpteur nord-américain Mark di Suvero.

Le long du Forum culturel (Kulturforum), les Berlin-Curves de Richard Serra s'intègrent parfaitement dans la perspective de la Philharmonie, avec son architecture incurvée créée par Hans Scharoun. On peut pénétrer dans l'espace entre les deux plaques d'acier massives qui, par son étroitesse inquiétante, contraste avec la large esplanade de la Philharmonie. En se rapprochant du parc du Tiergarten, l'œuvre d'art « Gegenüber » rappelle avec son mur de verre bleu transparent les meurtres par euthanasie de l'état national-socialiste.

Monuments commémoratifs et mémoriaux

L'art dans les Kiez : les messages de Silvia Klara Breitwieser
L'art dans les Kiez : les messages de Silvia Klara Breitwieser © visitBerlin, Foto: Angela Kröll

Les monuments commémoratifs et mémoriaux sont aujourd'hui des parties intégrantes importantes et impressionnantes du paysage berlinois. Le champ de stèles de Peter Eisenmann, appelé Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, est probablement le monument souvenir le plus central. Mais partout dans la ville se trouvent des traces : les lieux de mémoire dans le quartier bavarois présentent sur 80 panneaux les ordonnances nazies appliquées pour la privation de droits des juifs, et devant certaines entrées de maison, des pierres d'achoppement rappellent la présence d'anciens concitoyens juifs ayant été persécutés.  Les destins brisés par la violence et la déportation sont également illustrés par les « Voids », c'est-à-dire les vides du souvenir, que l'architecte Daniel Libeskind continue d'installer derrière la façade habillée de titane et de zinc du Musée juif

Gens courageux et dissidents : ce qui émeut encore Berlin

Mémorial de la Résistance allemande à Berlin
Mémorial de la Résistance allemande à Berlin © visitBerlin, Foto: Tanja Koch

On se souvient aussi des gens courageux, de ceux qui se sont opposés aux abus. Par exemple, le Mémorial Georg-Elser, au 90 de la Wilhelmstraße, qui a été installé en 2011 à l'occasion du 72e anniversaire de l'attentat manqué contre Hitler. Ou encore, le jeune homme ligoté qui se dresse au centre de la cour d'honneur du Mémorial de la résistance allemande, qui a été érigé par Erich Reusch dans l'arrière-cour de la Stauffenbergstraße 13-14 comme monument commémoratif du 20 juillet 1944.

Avec une citation écrite en lettres de laiton sur la place Rosa-Luxemburg-Platz, l'artiste conceptuel Hans Haacke attire l'attention sur la représentante du mouvement ouvrier assassinée à Berlin en 1919. Et on trouve également un monument en hommage aux deux philosophes pionniers du marxisme, Marx et Engels, dans Berlin-Mitte à proximité de la Spree.

Un emplacement de choix : la Maison des cultures du monde et le quartier du Gouvernement

Haus der Kulturen der Welt Berlin
Haus der Kulturen der Welt © visitberlin, Foto: Wolfgang Scholvien

Un autre lieu où vous découvrirez encore de l'art se trouve le long de la Spree, derrière la Maison des cultures du monde, un des nombreux édifices berlinois créé par l'architecte Werner Düttmann. Dans le bassin devant le bâtiment, le « Papillon » de Henry Moore épouse les formes incurvées de « L'huître enceinte » comme les berlinois surnomme la Maison des cultures. Si vous contournez le bâtiment au bord de la Spree, vous pourrez vous balader dans le quartier du Gouvernement pour découvrir de nouveaux objets d'art, par exemple les deux éléments d'acier courbés qui s'entremêlent comme deux mains. Cette sculpture d’Eduardo Chillida symbolisant la réunification allemande occupe une place de choix devant la Chancellerie fédérale (Bundeskanzleramt).

Remarque : l'architecte Werner Düttmann dont l'influence a été considérable à Berlin aurait eu 100 ans cette année. Dans le cadre d'une exposition actuelle, le Musée Brücke (Brücke Museum) présente des œuvres de Düttmann sur une carte interactive vous permettant de voir ses réalisations architecturales tout en découvrant leur contexte.

L'art dans le quartier : Pyramide sur le terrain de la TU par Hans-Rucker-Co
L'art dans le quartier : Pyramide sur le terrain de la TU par Hans-Rucker-Co © visitBerlin, Foto: Angela Kröll

En plus de la Maison des cultures du monde, le Palais am Funkturm (près de la Tour de télévision), l'église St Agnès abritant la Galerie König, l'Académie des Arts dans le quartier Hansaviertel, ou encore le restaurant de l'Université technique (TU) de Berlin comptent notamment parmi les constructions de Düttmann. À ce propos, la visite de la TU vaut aussi le coup pour le jardin de sculptures qui s'y cache. Environ 80 œuvres d'art et monuments commémoratifs peuvent être admirés, entre autres, la paire de colonnes doriques de August Stülers, des sculptures de Werner von Siemens ou de Franz Reuleaux, ou encore la Pyramide de Hans Rucker, un lieu enchanteur et calme pour les étudiants studieux.

Des sculptures et des fontaines comme lieux de rendez-vous

Weltzeituhr und Fernsehturm am Alexanderplatz
Weltzeituhr und Fernsehturm, wichtige Sehenswürdigkeiten am Alexanderplatz © visitBerlin, Foto: Wolfgang Scholvien

En effet, beaucoup de ces sculptures et œuvres d'art publiques sont aujourd'hui des lieux de rendez-vous favoris des berlinois. En premier lieu, bien entendu, l'horloge universelle sur la place Alexanderplatz. Les familles avec enfants recherchent en été la fraîcheur auprès de la fontaine de Neptune, près de la Tour de télévision, ou de la fontaine des contes de fée (Märchenbrunnen) dans le parc public de Friedrichshain. Avec le temps, de nombreuses œuvres ont fini par porter des surnoms cocasses, comme par exemple la fontaine du Globe de Joachim Schmettau sur la place Breitscheidplatz, que les berlinois appelle simplement la « boulette d’eau ».

Vikoriapark à Berlin Kreuzberg
Viktoriapark à Berlin Kreuzberg © visitberlin, Foto: Philip Koschel

Vous devez absolument visiter la chute d'eau dans le parc Viktoriapark, au pied de laquelle se trouve « la pêche insolite », une sculpture en bronze de Ernst Herter représentant un pêcheur ayant ramené une sirène dans son filet. Au sommet de Kreuzberg se trouve le monument commandé par Frédéric Guillaume III pour commémorer les soldats tombés lors des guerres de libération allemandes contre Napoléon. Sur les marches, vous apprécierez la vue sur Berlin, depuis les cimes vertes du parc au-dessus de la Potsdamer Platz et de la coupole du Dôme sur le marché Gendarmenmarkt.